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  • Travailler et motiver

    Travailler pour de mauvais maanagers peut être une tâche épuisante, voire déprimante. Et force est de constater qu'au cours de ma carrière, j'ai eu mon lot de déboires en la matière. J'ai travaillé pour pas mal d'entreprises qui n'avaient absolument aucune expérience en stimulation commerciale. Dans ces entreprises d'un autre temps, la DRH nous demandait de nous dépasser mais apportait très peu en retour. La société pour laquelle je travaille depuis près d' un an semble heureusement avoir lu quelques livres sur le management. Lorsqu'elle propose un challenge commercial, la dotation est à la hauteur de l'effort demandé. Du coup, j'ai gagné davantage de primes en un an qu'au cours des 5 dernières années. Si je me réjouissais déjà de ces compensations, il y a deux mois, j'ai cependant gagné la timbale, avec un voyage de 4 jours dans les plaines de Mongolie. Un voyage que je ne suis pas prêt d'oublier. J'y suis allé avec une certaine appréhension. Je craignais que les activités proposées sur place soient un désastre (vous savez, le genre d' activité où vous avez l'impression d'être du bétail touristique ; j'ai déjà vécu ce genre de moment lors d'un précédent voyage, et j'ai vraiment détesté). Mais mon entreprise a là aussi su tirer son épingle du jeu : elle a fait appel à une agence événementielle qui a tout organisé du début à la fin, et nous a proposé un séjour vraiment authentique. La direction a fait d'une pierre deux coups, avec ce challenge commercial : elle a non seulement fait plaisir à ses salariés grâce au voyage en lui-même, mais a aussi contribué à améliorer la communication entre chaque participant. C'est depuis mon retour que je me dis que je suis finalement arrivé à destination, d'une certaine manière. Il y a eu une période où je changeais régulièrement d'entreprise (régulièrement étant un doux euphémisme : j'ai changé trois fois d'enseigne en un an !). Pourtant, aujourd'hui, je me surprends à ne même plus regarder le marché. Et vous pouvez me croire, ça fait du bien, de poser ses bagages. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce challenge commercial.

  • Les pistes d’évolutions pour l’encadrement du lobbying

    La représentation d’intérêt en général, et le lobbying en particulier, est aujourd’hui devenue une réalité incontournable. Et cela malgré le fait que cela peut paraître contraire à la théorie de la volonté générale comme incarnation de l’intérêt général. Les lobbies prennent des figures très variées. Ils représentent souvent des intérêts privés, mais ils peuvent également défendre des intérêts publics ; on peut ainsi penser aux représentations des collectivités territoriales intra-étatiques qui sont à Bruxelles fort nombreuses. Les intérêts privés représentés sont eux-mêmes fort diversifiés. Il peut s’agir d’intérêts essentiellement économiques (l’industrie automobile, l’industrie pharmaceutique par exemple), ou sans objectifs économiques (associations humanitaires ou de défense des droits de l’homme de manière plus générale, associations de défense de l’environnement par exemple). Il faut évidemment y ajouter les syndicats. Les intérêts défendus peuvent avoir un caractère transnational ou au contraire plus national. Auprès des institutions européennes, on estime le nombre des lobbyistes à 15.000 environ et 2.500 groupes de pression. Les terrains d’action du lobbying sont multiples, mais dans le système européen, ils se trouvent essentiellement à la Commission et au Parlement. Ce dernier depuis qu’il est colégislateur avec le Conseil des ministres devient la cible privilégiée du lobbying. En outre, bien que les députés européens soient organisés en groupes parlementaires en fonction de leurs affinités politiques et que l’on puisse considérer que désormais existent une majorité et une opposition au Parlement européen, la structuration des membres du Parlement européen demeure très souple ce qui facilite assurément les processus de lobbying. Les implications du lobbying dans un système démocratique apparaissent contrastées. Le lobbying pourrait constituer un facteur d’inégalités : seuls ceux qui disposent des ressources financières et/ou de réseaux sociaux pourront défendre leurs intérêts auprès des décideurs politiques institutionnalisés. Il crée ensuite une sorte d’interface opaque entre les citoyens et leurs représentants et semble alors difficilement compatible avec les principes du gouvernement représentatif. Il peut d’ailleurs entretenir dans l’esprit des citoyens que les gouvernements ne sont pas au service de l’intérêt général, mais des intérêts particuliers. Ses défenseurs soutiendront en revanche qu’il est devenu un élément fondamental du fonctionnement du système représentatif puisqu’il permettrait la représentation des intérêts multiples et complexes qui existent dans les sociétés politiques post-modernes. Il est par ailleurs perçu comme une source d’informations et d’expertises pour les décideurs. Le Traité de Lisbonne semble lui-même faire sienne cette dimension positive du lobbying. L’article 11 du futur Traité sur l’Union européenne dispose que : « 1. Les institutions donnent, par les voies appropriées, aux citoyens et aux associations représentatives la possibilité de faire connaître et d'échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d'action de l'Union. 2. Les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile ». Selon l’article 15, § 1 du futur Traité sur l’Union européenne, «Afin de promouvoir une bonne gouvernance, et d'assurer la participation de la société civile, les institutions, organes et organismes de l'Union œuvrent dans le plus grand respect possible du principe d'ouverture ». Le lobbying constitue un mode informel d’action politique, il apparaît donc difficile à appréhender par le droit. Ce n’est toutefois pas impossible comme en témoigne l’exemple du droit américain qui paraît sur ce terrain particulièrement exigeant depuis le Lobbying Disclosure Act de 1995 qui a été renforcé en 2007. Le principe de transparence qui, en sa qualité d’icône des sociétés post-modernes, a été plus que galvaudé par les discours politique et juridique, pourrait pourtant être un instrument particulièrement opérationnel puisqu’il permettrait aux citoyens européens de savoir qui fait quoi avec qui. C’est tout cela que nous allons étudier dans le premier chapitre de ce travail, avant de nous pencher sur l’étude des cas des autres pays dans le droit comparé.