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  • Nantuckett, du cinéma et des avions

    En prévision du Nantucket Film Festival de cette année, accessible par Tradewind avec des vols réguliers quotidiens et des charters privés vers l'île, nous avons rencontré Mystelle Brabbée, directrice générale, pour parler du passé, du présent et de l'avenir de la célèbre vitrine. Dans le film Brooklyn 2015, nominé aux Oscars, une jeune Irlandaise parcourt les rues de New York en quête de l'air salé et de la vie de village de son enfance dans le comté de Wexford. Dans l'esprit du cinéma, de la narration, du drame et du caractère, il est facile d'attribuer des aspirations romantiques similaires à Mystelle Brabbée - ne demandant qu'à remplacer le Nantucket balayé par le vent pour Enniscorthy, en Irlande. Résidente de Brooklyn elle-même, Mme Brabbée est directrice générale du Nantucket Film Festival depuis 2012 et elle a été commissaire du programme du festival pendant 16 ans. Blond et athlétique, avec un style à la fois humble et intense, Brabbée passe chaque année la dernière semaine de juin comme le personnage principal dans la bobine finale d'un film d'action de blockbuster, en s'efforçant pour toutes sortes de fins heureuses que la préparation d'une année se déroule plus de six jours passionnants. Beaucoup de New-Yorkais partagent leur temps entre la ville et Nantucket, mais est-ce que l'un d'entre eux apporte son travail sur l'île dans une mode aussi ambitieuse - sans parler de la haute pression? Il semble que non, et comme les derniers jours du printemps maintiennent les employés de la FFN en retard, Brabbée tombe dans un état d'esprit semblable à celui qu'Emerson a dû ressentir lorsqu'il a écrit: «L'air de Nantucket entre en scène. toi." Dans les semaines qui ont précédé la 23e édition de l'événement, elle a effectivement avoué un épisode de fièvre de Nantucket. "C'est la même chose chaque année en ce moment", dit-elle. "J'ai hâte de quitter ce bureau, de quitter la ville et de sortir sur l'île." Sa beauté physique et ses effets sensoriels ont été une révélation lorsque Brabbée a visité Nantucket pour la première fois, pendant le collège. «J'ai grandi au Colorado et, à l'époque, j'étudiais à NYU, alors je n'avais jamais rien vu de tel», dit-elle. "Il y avait une douceur et une douceur à l'air qui était tout nouveau pour moi." Comme d'autres ont rapporté, elle a éprouvé la sensation étrange de se tenir sur la terre ferme tout en sentant qu'elle était loin en mer. Si vous êtes un cinéphile enthousiaste et n'avez pas encore participé à ce festival, prenez note de le faire. Le duo frère-soeur de Jon et Jill Burkhart l'a fondé et a guidé l'opération pendant près de deux douzaines de saisons, la compétence de Brabbée leur permettant de prendre du recul. «Pour un festival de cette importance d'être géré par une famille est unique», note Brabbée. «Au fil des ans, je suis devenue membre de cette famille, qui s'étend à tous nos clients et à nos cinéastes.» En fait, elle est devenue une Burkhart honoraire, selon Jill, qui a d'abord embauché Brabbée comme bénévole et lui a rapidement offert un rôle de personnel dans la programmation. Plus d'information sur ce vol en Fouga Magister en surfant sur le site web de l'organisateur.

  • L'enjeu du télétravail

    En France, contrairement aux autres pays de l’OCDE, le télétravail est assez peu développé, en particulier dans le secteur public où le potentiel est important. Elle se situe donc au 13ème rang, loin devant le Danemark, les Pays-Bas ou les Etats-Unis. Les obstacles et barrières qui empêchent un développement rapide du télétravail sont assez nombreux. Le facteur culturel est sans doute le plus important, en raison de la conception française du travail et de la nature des relations entre partenaires sociaux. Selon L. Davoine et D. Méda (2008), les Français ont un fort attachement au travail, avec une grille de lecture « hiérarchiques » des relations sociales basées sur les « rangs » et grades de chacun. L’autonomie des salariés doit permettre de favoriser le management par objectif. Cependant, les craintes de travailler plus sans contrepartie ou d’isolement existent dans un pays où la flexibilité interne est moins élevée que dans d’autres pays. Les autres types de freins sont de nature juridique et politique ou encore en matière d’équipement informatique. Au niveau juridique, les barrières concernent la responsabilité sur les accidents de travail à domicile et les limites entre une utilisation professionnelle et personnelle des outils mis à disposition. Il n’existe pas de définition légale du salarié télétravailleur. L’essor du télétravail entre en corrélation avec la diffusion des TIC. Les connexions doivent être de qualité stable et robuste, ces infrastructures doivent par ailleurs permettre la protection des données. Les territoires ruraux et les zones de redynamisation urbaine deviennent des espaces de développement prioritaires. Les risques d’abus liés au télétravail existent bien, mais doivent être identifiés à la fois au niveau de l’employeur et du salarié. Le risque se trouve dans le flou des frontières entre le domaine du travail et hors-travail. La jurisprudence reste encore largement ignorée, puisque l’on recense en 2009 une dizaine de cas sur deux millions de télétravailleurs (CAS, 2009). Globalement, il n’existe pas suffisamment de législation au niveau international, 90% des cas de télétravail restent informels. Les télétravailleurs se sentent majoritairement satisfaits et disposent de meilleures conditions de travail malgré un temps de travail généralement plus long et parfois un stress plus important. En revanche, ils reconnaissent disposer de plus d’autonomie et d’un contrôle moindre de la part de leur supérieur hiérarchique. Contrairement aux idées reçues, les télétravailleurs ne se sentent pas isolés et déclarent de même davantage de perspectives de promotion (European Foundation for the Improvment of Living and Working Conditions, Broughton, 2006).