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Richard ou le monde moderne - Page 2

  • La « parabole » du café

    Le café qu’on fait chez soi offre une illustration, anecdotique peut-être, mais finalement assez parlante de la variété des possibilités domestiques de prévention en matière de déchets. De déchet absolument inévitable, le café, le vrai, n’engendrerait finalement que le marc restant lorsque le jus est passé. Or ce marc peut être très utilement versé avec les déchets fermentescibles à composter, pour peu qu’on ait un jardin (voire disposé directement au pied de cultures pour son pouvoir réputé répulsif à l’encontre de divers pucerons ou autres parasites…). Certes bien des cafetières ajoutent à la production de déchets un filtre jetable, accessoire « moderne » de la fabrication du petit noir. Ce produit, pour éphémère qu’il soit (même si j’en connais qui refont dans le même filtre, réalimenté à chaque fois en café moulu, leur deux ou trois rasades quotidiennes de café, avant de ne vider au composteur individuel que le cône bien plein de marc…), n’en est pas moins constitué de cellulose donc tout aussi compostable. Et voilà notre composteur doublement mis à contribution… Si on veut pousser jusqu’au bout la démarche éco-consommatrice, la gamme des filtres proposés permet d’ailleurs de donner la préférence aux moins défavorables à l’environnement : fibres cellulosiques alternatives, non blanchies au chlore… (des raisons d’hygiène compréhensibles ne donnent pas droit de cité ici au papier recyclé). Au delà des auto-proclamations de telle ou telle marque à ce sujet, signalons qu’il existe un éco-label officiel NF Environnement pour les filtres à café. Tout ça ne doit pas pour autant faire oublier les alternatives au filtre jetable : certaines cafetières ont bien un corps muni d’orifices, leur permettant d’assurer par elles-mêmes cette fonction de filtre, avec éventuellement la pression qui fait les bons expresso ; on doit aussi encore trouver chez quelque quincaillier l’ancienne « chaussette » réutilisable en tissu, qui se culottait agréablement à l’usage… Cette petite analyse des déchets n’a bien sûr pour objet que d’alimenter un peu la réflexion. En matière de café, c’est le goût de chacun qui va primer. Ceci ramène d’ailleurs un instant à l’emballage, que nous avions oublié. S’il a du sens ici, c’est bien pour protéger ces arômes qui font notre plaisir. La variété des emballages et suremballages au rayon épicerie laisse toutefois songeur : verre, plastiques divers, papiers plus ou moins aluminisés, enveloppes superposées, bouchons sophistiqués, il y a sans doute de quoi choisir le moins emballé, et pas forcément au détriment de la qualité. Les cafés solubles (qui eux, par contre, ne laissent aucun marc !) ne sont pas les moins dotés. Et ce n’est rien comparé à certaines doses individuelles dans des capsules hyper sophistiquées destinées aux cafetières automatiques, qu’on peut trouver sur les lieux de travail ou ailleurs : dans le genre « micro emballage suremballé », pour renfermer un dé à coudre de café, on ne fait pas pire ! La bonne vieille boite métallique à café ne permettrait-elle pas de trouver un compromis entre conservation et emballage de vente optimisé (l’éco-recharge à café, en somme). Et chez le torréfacteur du quartier, peut-être pourrais-je la faire remplir directement d’une sélection personnelle des meilleures senteurs ? Quant au sucre, osons soutenir sans détour que l’emballage de chaque morceau ou le recours aux petits sachets ou tubes de sucre en poudre n’a peut-être pas beaucoup de justification à la maison. Il doit donc être possible de déguster un bon café… sans engendrer trop de déchets !

  • La clause de sauvegarde « L » et la contribution W

    La clause de sauvegarde dite « L » (« K » à l’origine) a pour objet de contenir l’évolution du chiffre d’affaires brut (hors taxes) réalisé en France au titre de médicaments remboursés par l’assurance maladie. Au-delà d’un taux d’évolution (« L ») défini par la loi, se déclenche une contribution obligatoire progressive, partagée entre les entreprises. Dès l’origine, a néanmoins été prévue la possibilité, pour les entreprises conventionnées avec le CEPS, de verser à l’assurance maladie des remises ayant pour effet de les exonérer de cette contribution. Il s’agit donc d’un mécanisme incitatif à la négociation de prix maîtrisés dans le cadre de la politique conventionnelle. Par le signal qu’il adresse à l’industrie pharmaceutique et par son caractère fortement incitatif, il renforce la position de négociation du CEPS. Les conditions de déclenchement de la clause de sauvegarde ont été progressivement resserrées. Pour 2015 et 2016, le taux « L » a ainsi été fixé à un niveau négatif (-1 %, contre +0,4 % pour 2014). Pour 2017, il est à nouveau fixé à un niveau positif, mais différencié par circuit de distribution (+0 % en ville et +2 % à l’hôpital, pour ce dernier en prévision de l’arrivée sur le marché de médicaments très onéreux sur la liste en sus). Par ailleurs, à partir de 2015, le législateur a souhaité assurer un rendement minimal à la clause de sauvegarde. La loi de financement pour 2015 a ainsi disposé que le montant des remises « exonératoires » devait représenter 80 % au moins du montant théorique de la contribution. La loi de financement pour 2017 a porté ce seuil à 90 %. Un mécanisme similaire de régulation pour les traitements contre le virus de l’hépatite C (VHC), dit de l’enveloppe « W », a été introduit en 2015. Il comporte le versement d’une contribution calculée sur la base du chiffre d’affaires des traitements anti-VHC dépassant 450 M€ en 2015, puis 700 M€ en 2016, dont les entreprises peuvent s’exonérer en versant des remises au moins égales à 90 % du montant de la contribution.

  • Une brusque fringale de cuisine

    Il y a quelques jours, je suis allé à Paris pour assister à un cours de cuisine. Ca ne vous épate pas ? Eh bien, ça pourrait. Parce que pour ceux qui me connaissent, c'est comme si le ciel s'ouvrait et qu'un ange tombait du ciel en chantant du Village People. Parce qu'en fait, il y a un an à peine, il y avait autant de chances de me voir cuisiner que de voir une poule à dents de sabre. Je faisais tout pour éviter de cuisiner. Quand mon épouse partait voir ses parents, par exemple, je devenais aussitôt le meilleur client des livreurs de pizzas. Quand, en dépit de toutes mes stratégies d'évitement, j'étais contraint de cuisiner, j'étais comme un bébé de trois mois à qui on demanderait de résoudre une équation de second degré. A tel point que lorsque ma chère et tendre me demandait de lui venir en aide, elle le regrettait la plupart du temps (pour ne pas dire tout le temps). C'est simple : quand j'avais fini, il y en avait jusqu'au plafond. Au final, ma douce me virait de la cuisine et devait passer une heure à tout nettoyer. Ce n'était évidemment pas l'effet recherché, mais ça me convenait tout à fait. Je dois dire qu'aujourd'hui, j'ai du mal à saisir cette répulsion qui était la mienne. Cuisiner me semblait au-delà de mes forces. Je tergiversais, même avec les plats les plus simples. Mais un jour, l'envie de cuisiner m'est venue. Sans doute ai-je passé trop de temps à regarder Ramsay pousser à bout des restaurateurs dans Cauchemar en cuisine. Ce jour-là, donc, j'ai décidé de cuisinier le repas de famille. Oh, rien de très raffiné, a priori : des hamburgers. J'aimerais vous dire que ça a tout de suite été une réussite, mais ce serait réécrire l'histoire. En fait, ça a été une telle bérézina que l'on a tout jeté à la poubelle. Mais une semaine plus tard, j'ai voulu recommencer. Et c'est ainsi que je me suis mis à la cuisine. Ma femme me suppliait de renoncer au motif que j'étais un cuisinier déplorable et qu'elle avait un besoin urgent de manger quelque chose de bon. Mais là non plus, je ne me suis pas découragé. Et lentement, j'ai commencé à m'améliorer. Et voyant que je ne lâcherais pas l'affaire, ma femme a décidé m'offrir ce cours de cuisine à Paris. Pas folle, la guêpe ! Ca me semble être un bon deal. Comme ça, je cuisine, et elle me fait suivre des cours selon le type de cuisine qu'elle souhaite goûter ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de atelier de cuisine à Paris.