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Richard ou le monde moderne - Page 3

  • Survol dans les Alpes

    C'est probablement l'une des plus belles vues de France à découvrir. Vous allez me dire que je ne suis pas objectif, étant donné que je suis né dans cette région, mais le Parc national des Ecrins, situé au coeur des Alpes françaises, porte bien son nom : il recèle plusieurs véritables joyaux de la nature. Ce parc, que je connais depuis mon enfance, a fait récemment l'objet d'une redécouverte de ma part, lorsque j'ai été amené à le visiter d'une nouvelle manière, lors d'un vol en hélicoptère. Si ces paysages vous sont inconnus, il vous faudra un jour réparer ce tort en venant les explorer. Le massif des Ecrins se dresse majestueusement à 4000 mètres au-dessus de la vallée sauvage de Vallouise. Plus bas, sur les dénivellations ensoleillées, la lavande pousse au sein de forêts de chênes, hêtres et pins, qui abritent un papillon de nuit extrêmement rare que l'on appelle localement Isabelle de France. Plus haut, à l'ombre des parois rocheuses des montagnes, la nature devient plus sauvage. Les pins, aux longues racines pivotantes, cèdent la place aux épicéas, dont les racines moins profondes sont plus adaptées à la terre de plus en plus rare des versants rocailleux. Le parc, créé en 1973, contient un microcosme de flore et de faune alpines. Au départ du Pré de Madame Carle, il faut compter deux heures de marche pour atteindre le pré du glacier Blanc, qui offre de splendides panoramas, notamment des parois rocheuses qui surplombent le glacier Noir, un peu plus au sud. Un sentier, bordé de nombreux panneaux indiquant différents points de vue, relie le col au village d'Alpe du Villar-d'Arêne. On aperçoit souvent des aigles royaux survolant la zone. Ces derniers survivent particulièrement bien dans le Parc des Ecrins, où ils ont été réintroduits pour se reproduire, avant d'être déplacés vers d'autres régions de France. Le mont Pelvoux s'élève à 3946 mètres. C'est une montagne jeune, qui croît au rythme d'environ un millimètre par an. Le mont Pelvoux possède de nombreux glaciers : le glacier Pelvoux au sommet, le glacier du Clos sur le versant sud, le glacier de la Momie et le glacier des Violettes sur le versant est et le glacier Noir sur le versant nord. Au nord du parc se trouve la chaîne de la Meije, qui culmine à 3983 mètres. Les vols en hélicoptère sont moins coûteux et plus accessibles qu'on ne le pense généralement, mais il existe également d'autres façons de découvrir ce site. En effet, un téléphérique partant de La Grave emmène les touristes presque jusqu'au sommet. Ainsi, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas découvrir ces vues sublimes. A lire sur le site internet de cette expérience de vol en hélicoptère à Gap.

  • La « parabole » du café

    Le café qu’on fait chez soi offre une illustration, anecdotique peut-être, mais finalement assez parlante de la variété des possibilités domestiques de prévention en matière de déchets. De déchet absolument inévitable, le café, le vrai, n’engendrerait finalement que le marc restant lorsque le jus est passé. Or ce marc peut être très utilement versé avec les déchets fermentescibles à composter, pour peu qu’on ait un jardin (voire disposé directement au pied de cultures pour son pouvoir réputé répulsif à l’encontre de divers pucerons ou autres parasites…). Certes bien des cafetières ajoutent à la production de déchets un filtre jetable, accessoire « moderne » de la fabrication du petit noir. Ce produit, pour éphémère qu’il soit (même si j’en connais qui refont dans le même filtre, réalimenté à chaque fois en café moulu, leur deux ou trois rasades quotidiennes de café, avant de ne vider au composteur individuel que le cône bien plein de marc…), n’en est pas moins constitué de cellulose donc tout aussi compostable. Et voilà notre composteur doublement mis à contribution… Si on veut pousser jusqu’au bout la démarche éco-consommatrice, la gamme des filtres proposés permet d’ailleurs de donner la préférence aux moins défavorables à l’environnement : fibres cellulosiques alternatives, non blanchies au chlore… (des raisons d’hygiène compréhensibles ne donnent pas droit de cité ici au papier recyclé). Au delà des auto-proclamations de telle ou telle marque à ce sujet, signalons qu’il existe un éco-label officiel NF Environnement pour les filtres à café. Tout ça ne doit pas pour autant faire oublier les alternatives au filtre jetable : certaines cafetières ont bien un corps muni d’orifices, leur permettant d’assurer par elles-mêmes cette fonction de filtre, avec éventuellement la pression qui fait les bons expresso ; on doit aussi encore trouver chez quelque quincaillier l’ancienne « chaussette » réutilisable en tissu, qui se culottait agréablement à l’usage… Cette petite analyse des déchets n’a bien sûr pour objet que d’alimenter un peu la réflexion. En matière de café, c’est le goût de chacun qui va primer. Ceci ramène d’ailleurs un instant à l’emballage, que nous avions oublié. S’il a du sens ici, c’est bien pour protéger ces arômes qui font notre plaisir. La variété des emballages et suremballages au rayon épicerie laisse toutefois songeur : verre, plastiques divers, papiers plus ou moins aluminisés, enveloppes superposées, bouchons sophistiqués, il y a sans doute de quoi choisir le moins emballé, et pas forcément au détriment de la qualité. Les cafés solubles (qui eux, par contre, ne laissent aucun marc !) ne sont pas les moins dotés. Et ce n’est rien comparé à certaines doses individuelles dans des capsules hyper sophistiquées destinées aux cafetières automatiques, qu’on peut trouver sur les lieux de travail ou ailleurs : dans le genre « micro emballage suremballé », pour renfermer un dé à coudre de café, on ne fait pas pire ! La bonne vieille boite métallique à café ne permettrait-elle pas de trouver un compromis entre conservation et emballage de vente optimisé (l’éco-recharge à café, en somme). Et chez le torréfacteur du quartier, peut-être pourrais-je la faire remplir directement d’une sélection personnelle des meilleures senteurs ? Quant au sucre, osons soutenir sans détour que l’emballage de chaque morceau ou le recours aux petits sachets ou tubes de sucre en poudre n’a peut-être pas beaucoup de justification à la maison. Il doit donc être possible de déguster un bon café… sans engendrer trop de déchets !

  • La clause de sauvegarde « L » et la contribution W

    La clause de sauvegarde dite « L » (« K » à l’origine) a pour objet de contenir l’évolution du chiffre d’affaires brut (hors taxes) réalisé en France au titre de médicaments remboursés par l’assurance maladie. Au-delà d’un taux d’évolution (« L ») défini par la loi, se déclenche une contribution obligatoire progressive, partagée entre les entreprises. Dès l’origine, a néanmoins été prévue la possibilité, pour les entreprises conventionnées avec le CEPS, de verser à l’assurance maladie des remises ayant pour effet de les exonérer de cette contribution. Il s’agit donc d’un mécanisme incitatif à la négociation de prix maîtrisés dans le cadre de la politique conventionnelle. Par le signal qu’il adresse à l’industrie pharmaceutique et par son caractère fortement incitatif, il renforce la position de négociation du CEPS. Les conditions de déclenchement de la clause de sauvegarde ont été progressivement resserrées. Pour 2015 et 2016, le taux « L » a ainsi été fixé à un niveau négatif (-1 %, contre +0,4 % pour 2014). Pour 2017, il est à nouveau fixé à un niveau positif, mais différencié par circuit de distribution (+0 % en ville et +2 % à l’hôpital, pour ce dernier en prévision de l’arrivée sur le marché de médicaments très onéreux sur la liste en sus). Par ailleurs, à partir de 2015, le législateur a souhaité assurer un rendement minimal à la clause de sauvegarde. La loi de financement pour 2015 a ainsi disposé que le montant des remises « exonératoires » devait représenter 80 % au moins du montant théorique de la contribution. La loi de financement pour 2017 a porté ce seuil à 90 %. Un mécanisme similaire de régulation pour les traitements contre le virus de l’hépatite C (VHC), dit de l’enveloppe « W », a été introduit en 2015. Il comporte le versement d’une contribution calculée sur la base du chiffre d’affaires des traitements anti-VHC dépassant 450 M€ en 2015, puis 700 M€ en 2016, dont les entreprises peuvent s’exonérer en versant des remises au moins égales à 90 % du montant de la contribution.