Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Richard ou le monde moderne - Page 3

  • Une liberté toute relative au Bélarus

    Au Bélarus l’année dernière, le droit à la liberté d’expression était toujours sévèrement limité par la Loi relative aux médias, qui soumettait de fait tous les organes de presse au contrôle de l’État. Les journalistes bélarussiens travaillant pour la presse étrangère étaient toujours tenus d’obtenir une accréditation officielle, qui leur était fréquemment délivrée avec retard, voire refusée arbitrairement. Connu pour son blog politique critique à l’égard des autorités bélarussiennes et russes, Eduard Palchys, qui réside en Ukraine, a été arrêté en janvier alors qu’il était de passage à Briansk, en Russie. Il a été placé en détention provisoire par les pouvoirs publics russes, avant d’être finalement extradé le 7 juin vers le Bélarus et de nouveau placé en détention. Il a été reconnu coupable le 28 octobre d’« incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse » et de « diffusion de pornographie ». Il a été dispensé de peine d’emprisonnement au vu du temps qu’il avait déjà passé en détention avant son procès. Il a été remis en liberté à l’énoncé du verdict. Les audiences se sont toutes tenues à huis clos, mais le jugement a été prononcé lors d’une séance publique. De même, le cadre juridique dans lequel s’exerçait la surveillance secrète au Bélarus permettait aux pouvoirs publics de se livrer à de multiples activités d’espionnage de la population sans avoir, la plupart du temps, à se justifier. Le système SORM (Système informatique pour les opérations de recherche), dispositif légal d’interception de toutes les communications électroniques, permettait aux autorités d’avoir directement accès aux communications téléphoniques et Internet des citoyens, ainsi qu’aux données les concernant. Le fait de se savoir potentiellement sous surveillance empêchait les défenseurs des droits humains, et plus généralement les militants de la société civile ou des formations politiques, ainsi que les journalistes, d’exercer leurs droits fondamentaux, et notamment leurs droits à la liberté d’association, de rassemblement pacifique et d’expression.

  • Balade en Floride

    C'est extraordinaire, de constater à quel point on peut évoluer, au cours d'une vie. La preuve : récemment, j'ai fait un voyage de groupe à Miami. C'est pourtant une chose que j'aurais eu du mal à supporter à une époque pas si éloignée ! Auparavant, je ne pouvais concevoir de voyager autrement que par moi-même, à goupiller les circuits comme je l'entendais. Je ne regrette pas une seconde d'avoir été comme ça durant si longtemps, mais désormais, je suis un peu plus cool qu'avant : j'apprécie même le fait de me laisser porter, de laisser des professionnels s'occuper du programme ! Mais le vrai changement, en fin de compte, c'est cette envie nouvelle de voyager en groupe. Pendant très longtemps, notre famille a formé une unité parfaitement autonome. Mais les enfants ont grandi : ils veulent désormais plus de liberté, et font les activités sans nous. Du coup, ma femme et moi nous sommes sentis un peu désœuvrés au début. Et c'est une période loin d'être facile dans une vie de parent, à mon avis : ce moment où les gamins, sans quitter la maison, sortent de leur cocon pour vivre leur vie ; les parents se retrouvent soudain seuls, et doivent alors se faire à l'idée de ce changement. Et donc, s'ouvrir à nouveau aux autres. Ma femme et moi avons dû apprendre cela, et à discuter avec d'autres couples. C'est une chose qui m'a un peu déconcerté parce que je n'y étais pas préparé le moins du monde. Quand on a des enfants, on sait qu'un jour, ils grandiront et finiront par quitter le nid. Le truc sur lequel on fait l'impasse, c'est ce qu'on fera alors. Car quand ça arrive, ça sonne un peu comme la fin du monde. Mais avec le recul, recouvrer un peu de liberté, ce n'est pas vraiment un mal... Au fait, si vous n'êtes pas réfractaire au voyage de groupe, je vous conseille celui que nous avons opéré à Miami en Floride : la destination est vraiment épatante, et l'organisation nous a gâtés tout au long du séjour. Je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez creuser la question. http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-amerique-du-nord/voyage-groupe-floride/

  • Yemen, la mort par le choléra

    L'épidémie de choléra, qui sévit au Yémen depuis fin avril, touche désormais plus de 300.000 personnes, et plus de 1.600 en sont décédées, a annoncé lundi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "L'épidémie de choléra au Yémen continue de progresser de façon incontrôlée", a ajouté le CICR dans le même tweet. "Aujourd'hui, plus de 300.000 personnes sont suspectées d'être malades. Plus de 1.600 sont mortes", écrit l'organisation internationale basée à Genève. Dans son dernier bilan, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait fait état, entre le 27 avril et le 2 juillet, de 262.649 cas suspects et de 1.587 décès dans 21 provinces. L'effondrement des infrastructures médicales et sanitaires au Yémen, ravagé par plus de deux ans de guerre entre les forces progouvernementales soutenues par une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite, et les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran, a favorisé fin avril l'apparition du choléra dans le pays pour la deuxième fois en moins d'un an. L'épidémie fait environ 7.000 nouveaux cas chaque jour, a précisé dans un tweet le directeur régional du CICR pour le Proche et Moyen-Orient, Robert Mardini. Sanaa, Hodeida, Hajjah et Amran sont les zones les plus touchées, souligne-t-il. Les Yéménites font face en outre à un risque de famine avec 17 millions de personnes, soit les deux tiers de la population, souffrant de malnutrition.