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Richard ou le monde moderne - Page 4

  • Une brusque fringale de cuisine

    Il y a quelques jours, je suis allé à Paris pour assister à un cours de cuisine. Ca ne vous épate pas ? Eh bien, ça pourrait. Parce que pour ceux qui me connaissent, c'est comme si le ciel s'ouvrait et qu'un ange tombait du ciel en chantant du Village People. Parce qu'en fait, il y a un an à peine, il y avait autant de chances de me voir cuisiner que de voir une poule à dents de sabre. Je faisais tout pour éviter de cuisiner. Quand mon épouse partait voir ses parents, par exemple, je devenais aussitôt le meilleur client des livreurs de pizzas. Quand, en dépit de toutes mes stratégies d'évitement, j'étais contraint de cuisiner, j'étais comme un bébé de trois mois à qui on demanderait de résoudre une équation de second degré. A tel point que lorsque ma chère et tendre me demandait de lui venir en aide, elle le regrettait la plupart du temps (pour ne pas dire tout le temps). C'est simple : quand j'avais fini, il y en avait jusqu'au plafond. Au final, ma douce me virait de la cuisine et devait passer une heure à tout nettoyer. Ce n'était évidemment pas l'effet recherché, mais ça me convenait tout à fait. Je dois dire qu'aujourd'hui, j'ai du mal à saisir cette répulsion qui était la mienne. Cuisiner me semblait au-delà de mes forces. Je tergiversais, même avec les plats les plus simples. Mais un jour, l'envie de cuisiner m'est venue. Sans doute ai-je passé trop de temps à regarder Ramsay pousser à bout des restaurateurs dans Cauchemar en cuisine. Ce jour-là, donc, j'ai décidé de cuisinier le repas de famille. Oh, rien de très raffiné, a priori : des hamburgers. J'aimerais vous dire que ça a tout de suite été une réussite, mais ce serait réécrire l'histoire. En fait, ça a été une telle bérézina que l'on a tout jeté à la poubelle. Mais une semaine plus tard, j'ai voulu recommencer. Et c'est ainsi que je me suis mis à la cuisine. Ma femme me suppliait de renoncer au motif que j'étais un cuisinier déplorable et qu'elle avait un besoin urgent de manger quelque chose de bon. Mais là non plus, je ne me suis pas découragé. Et lentement, j'ai commencé à m'améliorer. Et voyant que je ne lâcherais pas l'affaire, ma femme a décidé m'offrir ce cours de cuisine à Paris. Pas folle, la guêpe ! Ca me semble être un bon deal. Comme ça, je cuisine, et elle me fait suivre des cours selon le type de cuisine qu'elle souhaite goûter ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de atelier de cuisine à Paris.

  • Une liberté toute relative au Bélarus

    Au Bélarus l’année dernière, le droit à la liberté d’expression était toujours sévèrement limité par la Loi relative aux médias, qui soumettait de fait tous les organes de presse au contrôle de l’État. Les journalistes bélarussiens travaillant pour la presse étrangère étaient toujours tenus d’obtenir une accréditation officielle, qui leur était fréquemment délivrée avec retard, voire refusée arbitrairement. Connu pour son blog politique critique à l’égard des autorités bélarussiennes et russes, Eduard Palchys, qui réside en Ukraine, a été arrêté en janvier alors qu’il était de passage à Briansk, en Russie. Il a été placé en détention provisoire par les pouvoirs publics russes, avant d’être finalement extradé le 7 juin vers le Bélarus et de nouveau placé en détention. Il a été reconnu coupable le 28 octobre d’« incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse » et de « diffusion de pornographie ». Il a été dispensé de peine d’emprisonnement au vu du temps qu’il avait déjà passé en détention avant son procès. Il a été remis en liberté à l’énoncé du verdict. Les audiences se sont toutes tenues à huis clos, mais le jugement a été prononcé lors d’une séance publique. De même, le cadre juridique dans lequel s’exerçait la surveillance secrète au Bélarus permettait aux pouvoirs publics de se livrer à de multiples activités d’espionnage de la population sans avoir, la plupart du temps, à se justifier. Le système SORM (Système informatique pour les opérations de recherche), dispositif légal d’interception de toutes les communications électroniques, permettait aux autorités d’avoir directement accès aux communications téléphoniques et Internet des citoyens, ainsi qu’aux données les concernant. Le fait de se savoir potentiellement sous surveillance empêchait les défenseurs des droits humains, et plus généralement les militants de la société civile ou des formations politiques, ainsi que les journalistes, d’exercer leurs droits fondamentaux, et notamment leurs droits à la liberté d’association, de rassemblement pacifique et d’expression.

  • Balade en Floride

    C'est extraordinaire, de constater à quel point on peut évoluer, au cours d'une vie. La preuve : récemment, j'ai fait un voyage de groupe à Miami. C'est pourtant une chose que j'aurais eu du mal à supporter à une époque pas si éloignée ! Auparavant, je ne pouvais concevoir de voyager autrement que par moi-même, à goupiller les circuits comme je l'entendais. Je ne regrette pas une seconde d'avoir été comme ça durant si longtemps, mais désormais, je suis un peu plus cool qu'avant : j'apprécie même le fait de me laisser porter, de laisser des professionnels s'occuper du programme ! Mais le vrai changement, en fin de compte, c'est cette envie nouvelle de voyager en groupe. Pendant très longtemps, notre famille a formé une unité parfaitement autonome. Mais les enfants ont grandi : ils veulent désormais plus de liberté, et font les activités sans nous. Du coup, ma femme et moi nous sommes sentis un peu désœuvrés au début. Et c'est une période loin d'être facile dans une vie de parent, à mon avis : ce moment où les gamins, sans quitter la maison, sortent de leur cocon pour vivre leur vie ; les parents se retrouvent soudain seuls, et doivent alors se faire à l'idée de ce changement. Et donc, s'ouvrir à nouveau aux autres. Ma femme et moi avons dû apprendre cela, et à discuter avec d'autres couples. C'est une chose qui m'a un peu déconcerté parce que je n'y étais pas préparé le moins du monde. Quand on a des enfants, on sait qu'un jour, ils grandiront et finiront par quitter le nid. Le truc sur lequel on fait l'impasse, c'est ce qu'on fera alors. Car quand ça arrive, ça sonne un peu comme la fin du monde. Mais avec le recul, recouvrer un peu de liberté, ce n'est pas vraiment un mal... Au fait, si vous n'êtes pas réfractaire au voyage de groupe, je vous conseille celui que nous avons opéré à Miami en Floride : la destination est vraiment épatante, et l'organisation nous a gâtés tout au long du séjour. Je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez creuser la question. http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-amerique-du-nord/voyage-groupe-floride/